mardi 23 janvier 2007

Candidat in and out

Comment se fait-il que la période des examens, partiels, concours ou autres étapes concurrentielle de notre vie se résume toujours à une même sensation, une même émotion: la frustration? peur d'échouer, peur de devoir recommencer le même shéma quelques mois plus tard, peur de devoir rendre des comptes à la société, peur de soi, de ses capacités, de ses limites? Un examen n'est pourtant pas une mise à l'épreuve de soi-même, de son intégrité, mais une simple épreuve de nos capacités intellectuelles à mémoriser ou synthétiser des phrases qui expriment une idée dans un domaine spécifique. Il n'est en aucun cas question de mesurer la valeur de l'individu, sa valeur intrinsèque, pourtant, nous, nous l'évaluons avec ce critère et c'est peut-être pour cette raison que l'on se sent si frustré. Quand Socrate parlait d'une "vie sans examen", il ne savait pas encore que ce mot allait être banalisé pour définir un contrôle objectif de connaissance. Lui faisait allusion à une idée supplémentaire, la curiosité de l'individu qui se devait d'être développée, son interêt pour le monde qui l'entoure. Et en ce sens, la vie vaut "la peine d'être vécue"(suite dixit Socrate), car l'examen prend tout son sens!

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