samedi 10 mars 2007

Une "nouvelle star" est née

Cette fois-ci c'est vrai, l'émission a du bon et a su trouver le nouveau Dieu de la beat boxe.
Il est bien meilleur que les stars d'aujourd'hui, il s'appelle Joseph, a 21 ans; pas plus d'infos pour l'instant mais cela vaut quand même le détour. Il surpasse Grag Pattillo, Michael Jackson ou Fernandinho.

vendredi 9 mars 2007

Déontologie du VIH

Le thème du Sida: une vision personnelle, par conséquent "presque" objective. Même si on constate une baisse de la transmission dans certains pays, le virus continue de se propager, s'étendre, augmenter le nombre de ses victimes. En novembre 2006, 39,5 milions de personnes étaient touchées par le VIH: 37,2 millions d'adultes dont 17,7 millions de femmes et 2,3 millions d'enfants de moins de 15 ans.
L'afrique est toujours le continent le plus défavorisé comme pour tout en général, avec 24,7 milions de cas et 2,1 milions de décés en 2006. Puis suit l'Asie du Sud et du Sud Est avec 7,8 milions et 590 000 décés en 2006. Je vous laisse imaginer ce qu'il reste pour le reste du monde. Amusez-vous à positionner quelques milions de victimes en Amérique Latine et en Europe Orientale. Il en reste quelques centaine de miliers en Europe et en Amérique du Nord, sans oublier l'Océanie. En 2006, 4,3 milions de séropositifs sont nés. La hiérarchie des zones touchées reste la même que ci-dessus. L'évolution du nombre des contaminés est plus élevée que celle du nombres de décés dûs à l'infection. La grosse problématique du Sida implique donc celle de la pauvreté. Combattre le Sida, revient otut d'abord à s'interroger sur la manière dont nous luttons contre la pauvreté. Ce virus met en danger le développement de pays dont de nombreux PMA. Comment est née cette maladie? En 1981, aux Etats-unis apparaît the "gay syndrome": les homosexuels sont très affectés par ce syndrome, ils meurent dans d'atroces souffrances. ce qui pousse le professeur Robert Gallo avec son équipe de chercheurs à s'interroger sur ce mal qui semble toucher qu'une seule communauté. Mais en 1982, lorsque les premiers cas français surgissent, le monde des chercheurs se regénère et se mobilise pour de bon. Et surtout, on se rend compte que les toxicomanes sont aussi des victimes de ce "cancer mortel"; par conséquent il est évident que cela vaut le coup de se pencher sur le sujet. Les homos on s'en fout, mais si ça peut toucher aussi des hétéros , cela devient ennuyeux. Vision encore très peu ouverte de l'homosexualité. En 83, le virus est identifié à l'institut Pasteur, sous le nom de Lymphadénopathy Associated Virus (LAV). Mais le monde ne bouge pas encore et reste dans l'indifférence complète.
Une petite bataille s'installe entre les français et les Américains puisque ces derniers n'ont pas réellement affirmé le rôle des Français dans leurs recherches. Pourtant les gentils français leur avaient fait confiance en l
eur donnant tous leurs échgantillons, mais les méchants américains voulaient jouir de la gloire tous seuls. Ce qui est important dans cette polémique anecdotique c'est que chaque continent ont les yeux jaunes or en imaginant le marché que peut représenter celui du dépistage. Cette polémique, qui a rempli les piges de tous les journaux locaux, nationaux (la France a su faire preuve de son anti américanisme constant) et internationaux prend fin sur un consensus pour partager équitablement les royalties du brevet. Et il faudra attendre 1994 pour que l'institut de la santé américaine admette qu'en réalité le véritable papa du brevet est français.


Très vite, le SIDA devient la nouvelle tuberculose, c'est une épidémie qui s'attaque à tous les continents. Surtout que l'on se rend compte que les premiers cas ont dû faire surface dans les années 50 sous le nom d'autre maladies, comme le virus de l'herpés suite à la mort inexplicable scientifiquement d'un congolais. Par conséquent cette maladie n'est pas à traiter comme une simple grippe: l'OMS clame pour déclarer le 1er décembre la journée mondiale du SIDA.

Est découvert rapideme
nt une molécule antivirale: L'AZT. Mais en 1989, un milion d'individus contaminés sont recensés avec 138 souches différentes du VIH. Aujourd'hui une personne sur sept meurt du SIDA. C'est la première cause de mortalité mondiale.

ONUSIDA réagit en prenant en compte toutes les implications du syndrome: ses programmes sont axés sur la prévention bient entendu, mais également l'accés à l'école aux jeunes filles, la lutte contre l'inégalité homme-femme, la violence sexuelle au sein et en dehors du mariage. Par conséquent lutter contre le Sida, c'est aussi lutter pour le respect des droits humains.


Tous des séropositifs...






Dep
uis 10 ans , Peter Plot dirige le programme ONUSIDA. Voici son bilan:

En 25 ans de lutte contre le SIDA, quels sont les succès remportés?

Dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, on remarque une réduction du nombre d’infections, surtout chez les jeunes. C’est aussi le cas dans la région des Caraïbes, au Zimbabwe, dans les états du sud de l’Inde. Aujourd’hui, dans les pays en voie de développement, 1,6 million de personnes peuvent bénéficier de la thérapie antirétrovirale. Il y a cinq ans, elles n’étaient que 150.000, presque toutes Brésiliennes d’ailleurs car le Brésil fut le premier et - pendant longtemps - l’unique pays à offrir ce traitement à ses citoyens.

Comment se fait-il qu’autant de gens bénéficient si soudainement d’une thérapie ?

Ceci est surtout dû aux financements croissants dans la lutte contre le SIDA. Ces financements proviennent principalement des Etats-Unis, du Fonds Mondial et la Banque Mondiale.

Quelle est la situation dans le Nord?

Le SIDA n’y a pas disparu. En Belgique, par exemple, on compte 3 nouvelles contaminations au VIH par jour. Les gens ont l’impression que le problème a disparu parce qu’il existe un traitement. Et il n’y a plus beaucoup de campagnes de prévention. S’il n’y a pas d’explosion de l’épidémie chez les hétérosexuels, le nombre de contaminations augmente toutefois dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest. C’est en Europe de l’Est et en Russie que l’épidémie s’étend le plus rapidement, principalement du fait de l’usage des drogues, via les injections d’héroïne. L’extension s’y propage aussi parce que tout le système social s’y est écroulé, tout comme le système des valeurs. Maintenant tout tourne autour de l’argent… Mais il n’y a d’argent que pour une minorité.

Comment voyez-vous l’avenir de la lutte contre le SIDA?

Nous devons persévérer. L’espérance de vie des engagements politiques n’est pas très élevée. Comment faire pour maintenir nos efforts pendant les 20 prochaines années? La question se pose, car il faudra attendre encore une génération pour pouvoir juguler le SIDA. Il faut une approche plus politique de la lutte : à côté du travail sur le terrain, il faut que le SIDA demeure dans les agendas politiques, dans les parlements, les gouvernements, … Et pas seulement au sein des organisations internationales comme le G8. Il faut aussi accentuer le lien avec la lutte contre la pauvreté et la problématique du genre.

Avez-vous un espoir dans les innovations technologiques?

J’ai grand espoir dans le développement d’un microbicide, une crème ou un gel que les femmes peuvent appliquer dans le vagin et qui tue le virus pendant les rapports sexuels. Ce serait une évolution fantastique, comparable à la pilule, car ici c’est la femme qui contrôle le processus.

Faites la QUEUE mes amis dans les hôpitaux pour le dépistage. Il est peut être beau en aparence le sida, dans son jean moulé ou ses seins bombés. Il n'en est pas moins plus laid et dévastateur à l'intérieur.

lundi 5 mars 2007

l'artiste taulard: Didier Chamizo


Autoportrait aux Ray-Ban (Viaggio a Sicilia) vers 1969

Sa vie est marquée par une malédiction du mal permanente malgré sa volonté à plusieurs reprises de se ranger dans le droit chemin. Mais peut-être que sans cette vie chaotique qu'il a mené pendant des années, il n'aurait pas atteint le paroxysme de son art.
Né en 1951, son goût pour l'art commence très jeune, mais son goût pour l'idéologie soixante huitarde est plus puissant. Un engagement qui le pousse à agir de manière un peu trop rebelle puisqu'il finit derrière les barreaux pendant cinq ans. Mais son pire crime est probablement celui d'avoir détruit, car confus et détruit psychologiquement, plus d'une centaine de ses oeuvres, peintures ou poèmes. Sa vie ressemble à un cercle vicieux qu'il n'arrivera jamais à contrôler. Pourtant, son innocence est toujours clamée; il est innocent, mais il est aussi toujours aux abonnés présents au mauvais moment: traffic d'armes, accident de voiture, hold-up. On le fait devenir un paria, on le pointe du doigt à la fois comme un illuminé de l'art en prison et comme un délinquant qui ne mérite pas de vivre sa passion pleinement.
C'est donc dans sa cellule qu'il met à jour ses oeuvres. Il se fait rapidement repérer et arrive à faire exposer ses peintures à l'extérieur; en revanche la dure justice française ne l'autorise pas à admirer ses vermissages. Ce qu'il peint c'est son admiration pour la liberté, la liberté à l'état pur, ne serait ce que celle de peindre; il fait même revivre certains magazines comme "Ecrou".
Qui lui a finalement accordé la grâce présidentielle en 93? Mitterand, qui marque le début d'expositions fabuleuses de ses oeuvres.
Il exposera, créera des fresques gigantesque dont la plus grande d'Europe dans sa ville natale, Cahors, sur le bord du Lot, il relate huit mille ans d'histoire du vin;
Il ira dans toutes les villes de France pour exposer, peindre devant des enfants dans des écoles, il peindra des portes d'écoles, il laisse sa trace dans de nombreux vermissages, sur des rideux de scènes de cirques, sur des fond de scènes, sur des murs de musées.
A partir de 94, les expositions de ses oeuvres se multiplient enfin; voire même à l'étranger, en premier lieu à Abu-Dhabi, puis en Indonésie.
Mais Chamizo ne s'arrête pas là, son investissement saoixante huitard laisse place à un investissement humanitaire auprès des enfants, dans le conflit yougoslave.
Et ce qu'il y ade fabuleux quant à sa personnalité c'est qu'il refuse de refuser sa réalité historique, il accepte d'être considéré comme un artiste "de prison" et soutient toujours les conférences, ou évènements portant sur ce thème ou qui s'y rapproche. Il reconnaît l'importance du témoignage.

Finalement il aura passé treize ans derrière des barreaux qui l'ont inspiré, lui ont permis de faire sortir de lui ce qu'il y a de plus sensible. Toute son oeuvre se réfère à son existence, qui pour lui sera toujours synonime de vie. Et au fil des années, c'est en collaboration avec de nombreux autres artises qu'il créera comme Jean-Pierre Raynaud, Chassepot, Richard Di Rosa, Francesco Clemente, Jeff Koons, César, Arman, Niki de Saint-Phalle, Kenny Scharf ...
Son art est-il définissable? Je ne pense pas, mais ce qu'il y a de définissable c'est une originalité, le talent qu'il apporte au mond culture, ce qu'il appelle "labstraction lettrique": il expose en fond de toile des mots qu'il affectionne tout particulièrement, les use dans toutes les langues, les épure et leur redonne de la valeur.

Rétrospective de ses séries:
1985: premières oeuvres de la série "Liberté" suite au bicentenaire de l'indépendance des Etats-Unis peintes dans la prison de saint etienne:
1989: série "Révolution
A partir de mi 90': série "Eglise Cathodique"


Diego turbo maradona: lors du mondial de 98










Le samedi 10 mars se tiendra un évènement à Toulouse dans l'espace Bonnefoy en hommage à l'art en prison. Ayant suivi un peu l'organisation de l'évènement, je peux assurer qu'il sera de qualité et invite tous les toulousains à s'y rendre. Sera présent notamment le comteur professionnel Philippe Sizaire accompagné d'une violoniste.