a la recherche du satori
Voici quelques extraits d'écrivains complètement dingues de la vie, qui ont cherché l'illuminationconstamment, qui n'ont pas hésité à dévoiler crûment et pudiquement à la fois leurs plus pures émotions.
"oui, mon amour - envoie-moi un baiser du bout des doigts - partage avec moi l'intimité de ma queue - j'ai grand besoin de baiser - cette chaleur qui fait les bébés arc-en-ciel cambrés le stylo va bientôt être vide- il faut que je coure manger je me sens aussi grand que la statue de la liberté- la mer m'encercueille- pas trace d'oiseau en hiver pas d'appels de mouettes pas d'armée de statues de la liberté sur la mer- Que tombent les mains sanguinaires que la France libère la terre des Arabes que l'angleterre libère Johannesbourg où les noirs sont mes frères et que l'amérique arrête de fournir de l'argent et une aide économique avec des coupons comment appelle-t-on une telle liberté ? Pour chaque goutte de sang qui coule sous terre que la cloche de Notre-Dame sonne et fasse un voeu de vie- j'aime mon pays et tous les gens - c'est toi, qui lis
mon poème que j'aime & je ne me battrai jamais contre toi"
Peter Orlovsky : lettre à Allen Ginsberg
Peter orlovsky était un dingue du courant beatnik, un poète américain, amant de Allen Ginsberg, lui aussi emblême de ce mouvement démensurément spontané.Pour Léo qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau dans l'esprit, un extrait sur Neal Cassady écrit par Kerouack; son nom est dans le livre dean Moriarty: "Un gars de la race solaire, tel était Dean. Ma tante avait beau me mettre en garde contre les histoires que j’aurais avec lui, j’allais entendre l’appel d’une vie neuve, voir un horizon neuf, me fier à tout ça en pleine jeunesse ; et si je devais avoir quelques ennuis, si même Dean devait ne plus vouloir de moi comme copain et me laisser tomber, comme il le ferait plus tard, crevant de faim sur un trottoir ou sur un lit d’hôpital, qu’est-ce que cela pouvait me foutre ? … Quelque part sur le chemin je savais qu’il y aurait des filles, des visions, tout, quoi ; quelque part sur le chemin on me tendrait la perle rare. "
William Seward Burroughs, lui utilisait une technique particulière le "cut-up", qui globalement consiste à prendre des frangments de textes propres ou d'autres auteurs parfois et de les agencés pour créer un nouveau texte.
"Enchanté de vous avoir à bord, lecteur, mais rappelez-vous qu'il n'y a qu'un seul capitaine dans ce métro — Ne fous pas ta bite par la portière ne fais pas signe grossièrement avec tes hémorroïdes ne fous pas ton beat benny dans les cabinets — (Benny est un pardessus dans le vieil argot de Times Square) — il est interdit d'utiliser la corde d'alarme pour les pendaisons frivoles ou de brûler des bougnoules dans les lavabos avant que les autres passagers aient fait leur toilette —
N'offensez pas le chef du personnel — Il pourrait reprendre les clefs des chiottes gardez-les toujours fermées à clef pour qu'aucun sinistre étranger ne puisse chier à la sauvette et donner une maladie horrible aux copains de bureau — Et Mr Anker de la comptabilité, les bras scarifiés comme un camé à cause des piqûres Wasserman innombrables, il vaporise les chiottes de plastique avant qu'il y travaille — Je m'en tiens au Cinquième Amendement, je ne répondrai pas à la question du sénateur du Wisconsin: «Etes-vous ou avez-vous jamais été un membre du sexe mâle?» — Ils ne peuvent pas faire chanter Dicky sur les garçons — Sais-tu comment je m'arrange avec les donneuses? — Je les écoute tout simplement —"
W.S.Burroughs, La machine molle p.200-201
le canadien sans réelle identité
Ce sont des écrivains alternatifs, qui refusent les contraintes grammaticales classiques, qui ont initié une idéologie. Ils parlaient plus de langues que de nombreux professeurs à l'université. Ils se réunissaient dans la city lights pour s'écouter entre eux. Et pour ceux qui ont la nostalgie de kerouack et qui veulent découvrir des trésors de la beat generation, les "pauvres mais joyeux":
kerouac le canadien en quête d'identité
beat generation










