vendredi 9 mars 2007

Déontologie du VIH

Le thème du Sida: une vision personnelle, par conséquent "presque" objective. Même si on constate une baisse de la transmission dans certains pays, le virus continue de se propager, s'étendre, augmenter le nombre de ses victimes. En novembre 2006, 39,5 milions de personnes étaient touchées par le VIH: 37,2 millions d'adultes dont 17,7 millions de femmes et 2,3 millions d'enfants de moins de 15 ans.
L'afrique est toujours le continent le plus défavorisé comme pour tout en général, avec 24,7 milions de cas et 2,1 milions de décés en 2006. Puis suit l'Asie du Sud et du Sud Est avec 7,8 milions et 590 000 décés en 2006. Je vous laisse imaginer ce qu'il reste pour le reste du monde. Amusez-vous à positionner quelques milions de victimes en Amérique Latine et en Europe Orientale. Il en reste quelques centaine de miliers en Europe et en Amérique du Nord, sans oublier l'Océanie. En 2006, 4,3 milions de séropositifs sont nés. La hiérarchie des zones touchées reste la même que ci-dessus. L'évolution du nombre des contaminés est plus élevée que celle du nombres de décés dûs à l'infection. La grosse problématique du Sida implique donc celle de la pauvreté. Combattre le Sida, revient otut d'abord à s'interroger sur la manière dont nous luttons contre la pauvreté. Ce virus met en danger le développement de pays dont de nombreux PMA. Comment est née cette maladie? En 1981, aux Etats-unis apparaît the "gay syndrome": les homosexuels sont très affectés par ce syndrome, ils meurent dans d'atroces souffrances. ce qui pousse le professeur Robert Gallo avec son équipe de chercheurs à s'interroger sur ce mal qui semble toucher qu'une seule communauté. Mais en 1982, lorsque les premiers cas français surgissent, le monde des chercheurs se regénère et se mobilise pour de bon. Et surtout, on se rend compte que les toxicomanes sont aussi des victimes de ce "cancer mortel"; par conséquent il est évident que cela vaut le coup de se pencher sur le sujet. Les homos on s'en fout, mais si ça peut toucher aussi des hétéros , cela devient ennuyeux. Vision encore très peu ouverte de l'homosexualité. En 83, le virus est identifié à l'institut Pasteur, sous le nom de Lymphadénopathy Associated Virus (LAV). Mais le monde ne bouge pas encore et reste dans l'indifférence complète.
Une petite bataille s'installe entre les français et les Américains puisque ces derniers n'ont pas réellement affirmé le rôle des Français dans leurs recherches. Pourtant les gentils français leur avaient fait confiance en l
eur donnant tous leurs échgantillons, mais les méchants américains voulaient jouir de la gloire tous seuls. Ce qui est important dans cette polémique anecdotique c'est que chaque continent ont les yeux jaunes or en imaginant le marché que peut représenter celui du dépistage. Cette polémique, qui a rempli les piges de tous les journaux locaux, nationaux (la France a su faire preuve de son anti américanisme constant) et internationaux prend fin sur un consensus pour partager équitablement les royalties du brevet. Et il faudra attendre 1994 pour que l'institut de la santé américaine admette qu'en réalité le véritable papa du brevet est français.


Très vite, le SIDA devient la nouvelle tuberculose, c'est une épidémie qui s'attaque à tous les continents. Surtout que l'on se rend compte que les premiers cas ont dû faire surface dans les années 50 sous le nom d'autre maladies, comme le virus de l'herpés suite à la mort inexplicable scientifiquement d'un congolais. Par conséquent cette maladie n'est pas à traiter comme une simple grippe: l'OMS clame pour déclarer le 1er décembre la journée mondiale du SIDA.

Est découvert rapideme
nt une molécule antivirale: L'AZT. Mais en 1989, un milion d'individus contaminés sont recensés avec 138 souches différentes du VIH. Aujourd'hui une personne sur sept meurt du SIDA. C'est la première cause de mortalité mondiale.

ONUSIDA réagit en prenant en compte toutes les implications du syndrome: ses programmes sont axés sur la prévention bient entendu, mais également l'accés à l'école aux jeunes filles, la lutte contre l'inégalité homme-femme, la violence sexuelle au sein et en dehors du mariage. Par conséquent lutter contre le Sida, c'est aussi lutter pour le respect des droits humains.


Tous des séropositifs...






Dep
uis 10 ans , Peter Plot dirige le programme ONUSIDA. Voici son bilan:

En 25 ans de lutte contre le SIDA, quels sont les succès remportés?

Dans la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest, on remarque une réduction du nombre d’infections, surtout chez les jeunes. C’est aussi le cas dans la région des Caraïbes, au Zimbabwe, dans les états du sud de l’Inde. Aujourd’hui, dans les pays en voie de développement, 1,6 million de personnes peuvent bénéficier de la thérapie antirétrovirale. Il y a cinq ans, elles n’étaient que 150.000, presque toutes Brésiliennes d’ailleurs car le Brésil fut le premier et - pendant longtemps - l’unique pays à offrir ce traitement à ses citoyens.

Comment se fait-il qu’autant de gens bénéficient si soudainement d’une thérapie ?

Ceci est surtout dû aux financements croissants dans la lutte contre le SIDA. Ces financements proviennent principalement des Etats-Unis, du Fonds Mondial et la Banque Mondiale.

Quelle est la situation dans le Nord?

Le SIDA n’y a pas disparu. En Belgique, par exemple, on compte 3 nouvelles contaminations au VIH par jour. Les gens ont l’impression que le problème a disparu parce qu’il existe un traitement. Et il n’y a plus beaucoup de campagnes de prévention. S’il n’y a pas d’explosion de l’épidémie chez les hétérosexuels, le nombre de contaminations augmente toutefois dans tous les pays de l’Europe de l’Ouest. C’est en Europe de l’Est et en Russie que l’épidémie s’étend le plus rapidement, principalement du fait de l’usage des drogues, via les injections d’héroïne. L’extension s’y propage aussi parce que tout le système social s’y est écroulé, tout comme le système des valeurs. Maintenant tout tourne autour de l’argent… Mais il n’y a d’argent que pour une minorité.

Comment voyez-vous l’avenir de la lutte contre le SIDA?

Nous devons persévérer. L’espérance de vie des engagements politiques n’est pas très élevée. Comment faire pour maintenir nos efforts pendant les 20 prochaines années? La question se pose, car il faudra attendre encore une génération pour pouvoir juguler le SIDA. Il faut une approche plus politique de la lutte : à côté du travail sur le terrain, il faut que le SIDA demeure dans les agendas politiques, dans les parlements, les gouvernements, … Et pas seulement au sein des organisations internationales comme le G8. Il faut aussi accentuer le lien avec la lutte contre la pauvreté et la problématique du genre.

Avez-vous un espoir dans les innovations technologiques?

J’ai grand espoir dans le développement d’un microbicide, une crème ou un gel que les femmes peuvent appliquer dans le vagin et qui tue le virus pendant les rapports sexuels. Ce serait une évolution fantastique, comparable à la pilule, car ici c’est la femme qui contrôle le processus.

Faites la QUEUE mes amis dans les hôpitaux pour le dépistage. Il est peut être beau en aparence le sida, dans son jean moulé ou ses seins bombés. Il n'en est pas moins plus laid et dévastateur à l'intérieur.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est cool, on apprend de nouveaux mots ici : Sideux ???? "Séropositif" ne serait pas terme le plus approprié?

**margotte** a dit…

c'était ironique et entre guillemets mon ami, mais pour ne pas porter à confusion sur mes capacités intellectuelles (héhé notes que je suis non seulement blonde mais en plus imbue de moi même), j'ai pris note et fait la correction. keep on rolling

Anonyme a dit…

heu non, ce n'était pas entre guillemets...Mais bon, pas grave

**margotte** a dit…

all right all right you got me, but at least i recognize it , you are not even giving your name my friend :p

Anonyme a dit…

je dénonce le dernier paragraphe ... on a la pillule, la capote, la pillule du lendemain. Et ce serait un "espoir" de s'asperger en plus de crême anti sida avant le rapport. A quand les scaphandres avant la baise ?

**margotte** a dit…

jajaja ça peut donner un bon goût les deux crèmes ensembles :p

Anonyme a dit…

tu n'auras même pas la chance de me voir lever un sourcil. l'affreux mélange dont tu parles est la preuve concrète de ton incapacité gustative. les vrais connaisseurs le dégustent pur, ou "on the rocks".

**margotte** a dit…

jaja très très bon ton commentaire il est vrai que je me limite en général à rester testeur et non consommatrice excessive de ce genre de gourmandises. Mais tu m'as l'air bien informé à ce sujet, serais-tu un consommateur aussi? parlons des noirs, parlons des gays my friend :p

Anonyme a dit…

des noirs, des gays ... il suffirait de s'intéresser ensuite quelque peu à ma personne et l'on aurait fait le tour de la lie de l'humanité.

Très peu pour moi, donc. je préfère me borner aux êtres profondément altruistes, qui se battent à chaque instant pour le bien de cette planète : Les pompiers volontaires (Toute ressemblance avec une fantasme réél ne serait que pure coïncidence).